Mercredi 25 octobre, Didier Garcia, président de l’association Marcella, a été convié à l’Assemblée nationale avec un collectif national d’infirmiers qui se sont regroupés pour faire valoir la situation des infirmiers. « Le but était de s’exprimer sur le fonctionnement de l’association, sur le tissu familial associatif et des gens de l’ombre qui œuvrent tous les jours pour les concitoyens, détaille Didier Garcia. Face à nous, il y avait plusieurs députés de tous bords à l’écoute et à qui nous avons exposé nos objectifs. »

Quels objectifs en particulier ?

J’ai parlé du tissu associatif, du rôle essentiel des associations en France, et bien entendu des actions de Marcella, ainsi que des 11 millions de proches aidants en France, dont 5 millions de salariés, sans oublier les 550 000 proches aidants adolescents qui n’ont pas le micro pour parler de ce qu’ils vivent, alors que lorsque l’on est adolescent, la charge mentale est encore plus forte qu’un adulte.

Ont-ils été vraiment à l’écoute ?

Oui, et pour moi cela a été l’occasion de parler de Marcella et ses actions et aussi d’autres associations. Ce qui est ressorti est une réflexion globale entre les infirmiers et Marcella qui est sur toutes les pathologies, les évolutions avec les malades qui arrivent de plus en plus chez les jeunes, le système d’aujourd’hui qui ne pourra pas tenir, si rien ne change, s’il n’y a pas de choses concrètes qui se mettent en place rapidement, car aujourd’hui le tsunami est déjà là, et la vague est de plus en plus forte.

Aujourd’hui nous avons besoin des élus. Ils nous ont conviés et ils étaient à l’écoute, le but est de faire bouger les lignes et de considérer le rôle du proche aidant, car aujourd’hui il n’y a pas de statut réel du proche aidant. Il faut absolument monter le curseur pour être en phase avec la réalité du proche aidant.

De quelle entraide parle-t-on ?

Je suis une petite structure, et pour cette action j’ai pu bénéficier de l’aide d’un mécène en la personne de Lydia Joacquim, présidente d’une agence immobilière Plaza, à Calvisson.

Comme je dis, seul on va vite, mais tous ensemble on va plus loin.

Correspondant Midi Libre : bernardballeux@gmail.com